Le temps du monde fini, vers l’après-capitalisme. Un livre de Geneviève Azam.

Un cycle électoral de plus  s'achève. De  l'avis d'un certain nombre d'observateurs attentifs, les sujets fondamentaux n'ont pas été traités par la plupart des formations politiques notamment  les plus importantes. Deux formations ont tenté, cependant, de les traiter, mais leurs discours ont été noyés dans le flot du langage  politique habituel. Pourtant les medias s'y sont fortement interessés mais plus pour  traiter  l'aspect sensationnel (comme à l'accoutumé) que pour mettre en avant le fond de leur discours. 

Concrétement, il s'agit  de la nécéssité  de réorienter notre économie sur des bases totalement différentes  afin de mieux répondre aux besoins des êtres humains  Pour cela,  il y a un élément incontournable à traiter . Il  est celui de  l'impèrieuse nécéssité d'offrir  à la nature  les moyens de se régénerer (1) afin qu'elle nous permette, à son tour, de, tout simplement, vivre.

Dans ce contexte , Moins2watts est heureux de présenter un livre qui contibuera sans doute à la prise de conscience citoyenne des évolutions radicales vers lesquelles nos sociétés doivent aller trés rapidemment désormais..

(1) l' empreinte écologique .

Le temps du monde fini, vers l’après capitalisme de Geneviève Azam. Paris : Editions Les Liens qui Libèrent, août 2010, 250 pages. 18 €

 Quatrième de couverture

« Le temps du monde fini commence » écrivait Paul Valéry en 1931. Pourquoi cet appel n’a-t-il pas été entendu ? Comment faire de la conscience de cette finitude un commencement ? Près d’un siècle s’est écoulé et la globalisation économique a accéléré la clôture du monde et celle de l’imagination. Les vainqueurs laissent une Terre épuisée et un monde commun miné par les inégalités, le déracinement et la violence. Ce monde-là, assigné à la rentabilité immédiate, s’effondre. Les crises mettent à nu la promesse empoisonnée de réaliser la liberté et la justice par le « libre » échange, la croissance et la consommation, elles dévoilent l’illusion scientiste qui repousse à l’infini les limites de la Terre et l’espoir fou de s’affranchir de la matérialité de l’existence. Elles heurtent aussi les forces « progressistes ».
S’inscrire dans le temps du monde fini, c’est s’échapper de l’enclos et écouter les voix, souvent celles des vaincus, qui, au Nord et au Sud, expriment plus que leur défaite ; elles disent que la Terre et ses éléments sont un patrimoine commun vital et inaliénable ; elles opposent le « bien vivre » au « toujours plus », les mondes vécus aux abstractions expertes ; elles luttent pour conserver les biens communs qui les protègent et les enracinent, réinventent la démocratie et l’aspiration à l’universel. Sous les décombres souffle un autre imaginaire, fait de coopération au lieu de concurrence, d’attachement à la Terre au lieu d’arrachement, d’une propriété-usage au lieu de la propriété-appropriation, d’une liberté retrouvée face à la « raison » économique et à l’asservissement de sujets renvoyés à eux-mêmes.
* Geneviève Azam est économiste à l'Université Toulouse II, co-présidente du conseil scientifique d’Attac, collaboratrice à la revue du MAUSS et chroniqueuse à Politis.

Rencontres avec Geneviève Azam autour de son livre
> 16 septembre au Forum de la FNAC de Nantes, de 17h30 à 20h.
> 1er et 2 octobre, Festival du livre de Mouans-Sartoux.
> 7 octobre, à la librairie Ombres Blanches de Toulouse, de 18h à 20h.
… etc.

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