Isolation extérieure fibre de bois en VAUCLUSE

Isolation extérieure fibre de bois en Vaucluse

système Unger-Diffutherm

 

Quelques  Asderiens 2009 (Anciens élèves de  la formation Asder) était mardi dernier en vadrouille dans le village de VIOLÉS non loin des superbes dentelles de Montmirail dans le magnifique département du Vaucluse.

 

Les Dentelles de Montmirail

 

Nous sommes allé à la rencontre de Fabien Marchais de l'entreprise Ecobatisseur de Carpentras. Cette entreprise de moins de deux ans s'est lancée dans la rénovation écologique en utilisant les produits Allemands Unger-Diffutherm. (C'est d'ailleurs un Allemand qui est à  l'origine de la création de cette structure).

 

   

Le matériaux d'isolation est la fibre de bois. Celui-ci est coupé dans des forêts de résineux éco-gérés (évidemment!) de façon a éviter tout les polluants susceptibles de se retrouver dans des éléments de récupération  (palettes, charpentes, mobilier etc…)

A partir de cette techniques sont élaborées principalement deux types de structures de laine de bois (Le produit UdiRECO d'Unger-Diffutherm).

Une structure souple d'épaisseur plus importante  et une structure rigide plus fine  qui sert de support d'enduit. La structure souple est dite sèche (épaisseur de l'ordre de 100 à 180 mm et densité  de  l'ordre de 55kg/m3). Elle fait l'objet d'un traitement dit par « Nano effet » qui améliore le transport d'humidité.  La structure rigide est dite humide d'épaisseur 40mm avec une densité  de l'ordre de 240 kg/m3 . Pour celle-ci, le bois est broyé, mis dans un bain de façon a extraire les éléments inflammables, ceux qui pourraient nuire à l'application de l'enduit et les éléments susceptibles d'attirer les insectes xylophages. Elle est ensuite homogénéisé en utilisant ses éléments naturels, la lignine et l'hémicellulose.

 

   

Les panneaux dans notre exemple présente une dimension de 130 cm par 79 cm. Ils sont rainurés et bouvetés de façon a supprimer les ponts thermiques.

 

 

La gestion de l'humidité : l'humidité du mur et de l'habitation sont pris en charge principalement par la structure dite sèche. Celle ci assure son absorption, et son transfert. La souplesse de la structure sèche permet d'assurer un contact parfait avec le mur évitant toute lame d'air qui pourrait provoquer le point de rosé.

 

Le principe de pause:

 

Les panneaux sont assemblé au moyens de vis ( tête Torx ou hexagonales) de longueur avoisinant les 200 cm(dans notre cas de figure). Dix fixations sont à prévoir pour un panneau dont la surface est approximativement de un m2.

 

 

 

 

  Auparavant, de façon a éviter une remontée par capillarité du sol, une lice basse est installée soigneusement de niveau. La hauteur de cette lisse est d'au moins 30 cm (+ 40 à 50 cm sous la surface du sol). Elle est donc réalisée en matière hydrophobe comme le liège, la  vermiculite ou à la limite en polystyrène extrudé, Styrodur. La fixation de cette lice se fait avec le même système de fixation que pour le matériaux en fibre de bois.

Une fois cette lice mise en place, la totalité de la surface à isoler est équipée. Les panneaux sont fixés provisoirement sans compression au moyen de seulement 3 à 4 vis. Une fois l'ensemble provisoirement installé, il faut procéder au réglage. En effet le mur présente souvent des défauts de planéité. Le système  permet de faire un rattrapage d'écart  jusqu'à 4 cm. (Si l'on veut une planéité parfaite, un niveau à laser pourra être utilisé) Le système vis Torx et son embout « hameçon » permet d'ajuster dans un sens comme dans l'autre l'épaisseur du panneau par rapport au mur.

Une fois le réglage de planéité effectué l'ensemble est fixé définitivement au moyen des vis supplémentaires (6 à 7 vis  ).

Le système de fixation:

Il est constitué de 3 éléments qui sont une cheville d'une longueur d'environ 7 à 8 cm, d'une vis type vis a bois pouvant être de grande longueur (environ 20 cm dans notre cas) à tête conique recevant un outil de forme hexagonale (appellation commerciale Torx) et d'un embout  dans lequel vient se loger la tête de la vis.

 

 

L'embout comporte un double système de clips qui permet tel un hameçon d'agrafer le parement. Parement et embout  étant alors solidarisés il est alors possible d'ajuster l'épaisseur de l'isolant en vissant ou en dévissant la longue vis. L'embout comporte un bouchon qui évite de laisser un espace d'air entre la tête de la vis et la surface extérieure du parement (cela évite les bulles d'air lors du passage de l'enduit et cela protège la tête de vis).

 

 

 

De couleur verte, on distingue suspendu sous l'embout, le bouchon.
  Les ouvertures :

 

Sur les deux ouvertures présentes sur la façade seule la grande  fait l'objet d'un parement isolant en tableau. L'isolation en tableau est faite avec le produit Unger-Diffutherm en « L »de 20 mm d'épaisseur (jusqu'à' 40mm).

 

 

Sur la partie droite de la photo on aperçoit une première plaque d'Unger-Diffutherm posée.
  Ensuite viennent les enduits. Avant cela  les surfaces, les angles et  les diverses embrasures  doivent être équipées de cornières et trames dont le rôle est d'assurer deux fonctions qui sont d'éviter les fissures, les déformations.

 

Les astuces:

les fixations des panneaux : c'est la partie qui peut être délicate suivant le type de support et son état. Dans le cas de murs non homogènes comme souvent sur les murs anciens pouvant être constitués de terre, de pierres, d'éléments végétaux (mur dit en « tapi » en Provence) on pourra être amené a augmenter la longueur de la vis et de la cheville pour aller chercher un ancrage plus profond (vis de  de 80 à 310 mm). Pour des murs à isolation répartie (briques monomur*) il est préconisé de percer sans système de percussion de façon a ne pas agrandir le trou.

Quelques données économiques du chantier :

Nous étions sur un mur situé à l'Est d'un mas comportant un étage (côté pignon). Le mur comprend  une fenêtre de 120 par 80 environ située au 1er étage et un « fenestron » en rez de chaussé de 50 par 50 cm. La surface totale du mur est 25 m2 environ. La hauteur maximale est d'environ 5 mètres nécessitant un échafaudage à 2 échelles de hauteur.

Nota bene : Le rajout de 12 cm d'isolant sur la face comportant le pignon (la toiture étant sans débord)  nécessite la suppression des  tuiles de rive existantes, le rajout d'une volée de tuiles et enfin l'addition de nouvelles tuiles de rives qui peuvent s'appuyer sur la partie sèche de l'élément en fibre de bois (voir traitement à l'étanchéité de la tranche du complexe isolant).

L'isolation du mur avant la préparation des enduits nécessite 1,5 jours de travail à deux personnes.

Le coût de pose avec enduit incluant les matériaux est estimé à 140 euros le m2 TTC. L'isolation du mur Est de ce mas représente donc la somme de 3500 euros TTC.

Les certifications:

Une certification de l'Acermi pour les isolants et un avis technique pour les enduits sont à venir.

 

 

 
   
   

A plus tard  pour la suite du reportage

 

Fabien Marchais

ECOBATISSEUR
210 chemin de la Platane
84200 Carpentras
Tél : 04 90 51 12 49

http://www.ecobatisseur.fr

 

 

Jojo promo 2009        le 27 février 2010

* les briques « monomurs  » qui constituent des murs dits  « à isolation répartie » sont des produits énergivores dont les qualités  isolantes  sont faibles en regard des législations  actuelles et  à venir. La réglementation thermique 2012 impliquera d'avoir des murs en brique « monomurs  » de 1,1 mètres d'épaisseur! « Pour le coup » comme dirait « Kikou » on retourne  à l'époque des châteaux- foôorts ! Celui du comte de Montmirail ?.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *