Le gouvernement portera la responsabilité d’un accident nucléaire

La députée européenne Michèle Rivasi (EELV) dénonce la volonté du gouvernement de prolonger de dix ans la durée de vie des centrales nucléaires. "Un non-sens écologique et un danger pour la sécurité" estime l'élue écologiste qui était l'invitée de France Bleu Isère.

"Plus on prolonge la vie des centrales plus il y a des risques d'accident" déplore Michèle Rivasi après l'annonce de Ségolène Royal qui se dit prête à donner son feu vert à un prolongement de dix ans de la durée de vie des centrales nucléaires. La députée européenne dénonce un renoncement politique de plus par rapport à la campagne de 2012  au cours de laquelle François Hollande s'était engagé à fermer Fessenheim et a réduire significativement la part du nucléaire dans la production d'électricité en France.

"Cette année c'est l'anniversaire des trente ans de Tchernobyl, c'est aussi les cinq ans de Fukushima, et nous, en France on ne comprend rien, on va toujours dans le mur mais aller dans le mur c'est faire courir des risques à la population" conclut Michèle Rivasi qui se montre aussi très critique, au cours de cet entretien sur le projet de loi El Khomri sur la réforme du code du travail et glisse un tacle à ses anciens amis Jean Vincent Placé Barbara Pompili et Emmanuelle Causse.

(sur France Bleu Isère le 1 mars 2016)

 

Rivasi dénonce le prolongement  des centrales nucléaires 01 03 2016 RADIO bleu Drome

Bon à savoir et à répéter : Selon l'association Global Chance, les coûts estimés, pour la France,  entre un scénario s'orientant résolument sur une sortie du nucléaire (1) et ceux tablant sur son maintient, sont du même ordre de grandeur soit  500 millards (chiffres 2011).

nota: les coûts ré-estimés de la catastrophe de Fukuschima sont de 87 milliards minimum (ils avaient été, initialement, de 45 milliards) voir "Alternattive économique" de mars 2016 N°255 page 62.

Les tergiversations ne sont plus possibles :

Peu importe les coûts !

L'horreur des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima dont divers organismes et une presse mal pensante (malveillante?)  cherchent  toujours à minorer  les effets, est là pour nous le rappeler:

il faut raison retrouver !

Les consommations énergétiques gigantesques qui sont allées de pair avec le développement de notre civilisaton productiviste et pro-consommatrice  (où, bien des gens n'ont pas le minimum pour vivre – comble d'une absurdité consubstancielle) ne peuvent continuer à justifier la promotion d'un moyen énergétique aussi terrifiant et aussi mal pensé (2). En réalité, il s'agit d'un moyen énergétique dangereusement baclé dans sa conception (et donc  sa réalisation !)  puisqu'il a  été mis en service sans avoir résolu les problémes des déchets, ni celui du démantelement du coeur d'un réacteur de centrale nucléaire.

Il n'y a plus d'obstacle à une  sortie rapide, pensée et maitrisée du nucléaire:

Il faut  lutter contre les pressions des lobbies (3) qui régissent ou influencent et parfois dictent les décisions des(aux) politiques. Admettre que des emplois sont appelés à disparaitre, car ils correspondent à des activités qui ne peuvent plus être poursuivies si l'on veut assurer la transition écologique (et donc énergétique) de notre économie et  de notre société.

La dernière étude commandité par l'ADEME (sortie en catiminie et dans des conditions étranges)  est là pour nous rappeler, trés officiellement, que l'on peut sortir trés rapidement du nucléaire mais aussi des énergies carbonées ( pétrole, charbon et gaz ) sans pour autant "repasser à la bougie". Elle ne fait ni plus ni moins que confirmer les scénarios d'ONG comme Négawatt, WWF, Greenpeace ou du réseau "sortir du Nucléaire". Elle ne fait que confirmer ce que bien des scientifiques et économistes indépendants des groupes de pressions pensent.

(1) voir article du "Monde planète" de Marie Béatrice BAUDET du 24 11 2011 "Sortir ou rester dans le nucléaire coûtera cher"

(2) On remerciera au passage le prestigieux corps d'ingénieur des Mines qui conseilla en 1973, à MESMER, premier ministre, d'opter pour le choix du nucléaire afin d' assurer les besoins énergétiques de la France et une prétendue indépendance  basée rapidement sur le pillage des ressources, la dégradation du social et de l'environnement de pays d'Afrique. (aprés avoir dégradé le territoire Français)

(3) lire l'ouvrage de Benjamin SOURICE préfacé par Jacques TESTART "Plaidoyer pour un contre- lobbyng citoyen"

Autre article de référence sur notre site : la loi Nome et vrai service public

 

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