Conférence sur le climat de décembre 2015 à PARIS

Sale temps pour la planète

 

Le titre d'une des nombreuses et belles chansons de Francis CABREL pourrait très bien convenir en cette veille de la 21eme Conférence sur le climat qui aura lieu à PARIS au mois de décembre 2015.
Cette conférence devrait décider des mesures que les États vont adopter pour concrètement diminuer les émissions de gaz à effet de serre dont les principaux sont l'oxyde de carbone (CO2) et le Méthane (CH4).
En effet, nous avons tout lieu d'être inquiet sur les résultats parce que les documents de travail qui serviront de base aux travaux de la conférence fixent des objectifs qui sont déjà en retrait par rapport à ceux pourtant acceptés pour limiter la température moyenne à 2 degré Celsius initialement !

La fondation Nicolas Hulot s'alarme de la situation. Dans son « thermomètre des engagements » elle relève, qu'en l'état, les émissions mondiales auront encore augmentées en 2030 alors qu'elles devraient repasser, nettement, sous la barre des émissions de 2010 !
Les estimations des différentes équipes (1) convergent toutes pour affirmer que les contributions annoncées par les différents États nous conduisent droit vers un réchauffement supérieur à 3°Celsius et même 4 ° Celsius.
 

Nous basculerions alors, probablement,dans le scénario
de l'emballement climatique, celui de la catastrophe.

 
Face à cette situation la fondation Nicolas Hulot plaide pour que l'union s’engage sur une baisse de 50 % des émissions en 2030 (par rapport 1990) au lieu des 40 % annoncés.
 
Les pays riches doivent faire des efforts plus importants vis à vis de leurs propres engagements nationaux mais aider aussi, d'avantage, les pays du sud en finançant massivement leurs investissements bas carbone et leur apporter leur aide technique indispensable à la réussite de l'opération.
 
Les pays riches ne peuvent pas faire moins que les pays pauvres ou émergents dont certains ont pris des engagements plus ambitieux que ceux de l'Union et des USA ! (Gabon , Mexique, Éthiopie, République Dominicaine)
 
Mais comme dit le Philosophe et sociologue Edgard MORIN « l’épisode climatique est un élément parmi d'autre dans l'ensemble des menaces écologiques .La prise de conscience est très lente ! Les politiques et les États vivent au jour le jour . La croissance du péril contribue à cette prise de conscience , bien qu'elle soit fortement freiné par l'intervention des lobbies. Le réchauffement climatique est le dernier élément de connaissance dans le problème encore plus global de la destruction de la vitalité de la planète comprenant la déforestation, le déchaînement de l'agriculture industrialisée, l'élevage productiviste etc.
Devant ce défi global nous ne voyons que des petites réformes insuffisantes. La domination des grandes entreprises dans l’agroalimentaire fait que nous continuons à consommer et, surtout, donner à nos enfants des produits malsains. Il ya un effort de réflexion à réaliser sur cet ensemble qui touche à la fois la nature et l'humanité elle-même. Pour la conférence COP21 qui va se tenir à Paris, je suis de ceux qui voudrait qu'elle ait des résultats mais je crois qu'ils seront minimes. …"

 
(1) L'équipe de recherche de Nicolas Stern , le Grantham Research Institute, le Climate Action Tracker, la fondation Nicolas Hulot.
 
(2) référence de l'article : le numéro 350 de la revue Alternative économique du mois d'octobre

 

Les Etats et les lobbies qui maitrisent la conférence ne feront pas d'avancée significative sans une mobilisation citoyenne forte.

 

Thierry SALOMON, Vice-Président de l'association Négawatt, nous explique dans le derniers numéro de la maison écologique quels sont les enjeux brûlants qui seront sur la selette au mois de décembre à la conférence de PARIS :

billet d'humeur Thierry SALOMON Maison écologiqueOct Nov 2015

 

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